Précepteurs et « décrocheurs » : la proposition originale du CPP

Précepteurs et décrocheurs : une formule traditionnelle modernisée

Les mots « préceptorat », « précepteur » ont quelque chose de suranné. Ils évoquent Aristote, précepteur d’Alexandre le Grand, Bossuet ou Fénelon, précepteurs des fils et petit-fils de Louis XIV, ou encore Julien Sorel, précepteur des enfants de Rênal, personnages de Stendhal. Et pourtant, le préceptorat connaît aujourd’hui un renouveau, dans le contexte de l’individualisation des apprentissages, et du développement du numérique. Le CPP, école spécialisée dans l’accueil de jeunes « décrocheurs » est né de cette convergence : tradition du préceptorat et potentialités des nouvelles technologies. Offrant aux jeunes un accompagnement sur mesure, les précepteurs sont présents auprès des apprenants, qui travaillent sur des supports individualisés conçus dans le respect des programmes officiels et tenant compte des dernières découvertes en sciences cognitives. Regrouper plusieurs précepteurs et « décrocheurs » permet de prodiguer un enseignement personnalisé, tout en recréant du lien social.

80.000 jeunes « décrocheurs » quittent l’école chaque année en France  .

En 2017 en France, 80 000 jeunes quittaient le système scolaire sans qualification. Ces jeunes sont appelés « décrocheurs » par le Ministère de l’Education nationale. Certains d’entre eux trouveront un emploi, et parviendront à trouver leur place dans la société, étant plus à l’aise dans le monde du travail qu’à l’école.

Toutefois, trouver un emploi sans aucune qualification est de plus en plus difficile. Même si les parents ont un certain « réseau », de plus en plus de législations empêchent le recrutement de personnes sans aucun diplôme ni certificat.

Certains parents réussissent à convaincre un enfant refusant de retourner dans un établissement scolaire de travailler de la maison, avec des supports du CNED. Et éventuellement l’aide d’un « précepteur », ou beaucoup plus souvent d’étudiants qui ne peuvent venir que quelques heures par semaine, pour quelque temps. 

Ce type d’apprentissage est possible, mais demande une grande discipline et une motivation interne, qui peut convenir à des jeunes qui sont en sport-étude, qui suivent des études au conservatoire à plein temps, ou qui ont un réel projet leur tenant à cœur.

Certains étudiants, très motivés par un projet sportif ou culturel, se débrouilleront très bien avec les support du CNED.

Faire le pari d’une équipe « précepteurs et décrocheurs ».

La plupart des élèves « décrocheurs » ont au contraire besoin de structure et de motivation extérieure, au moins dans un premier temps. Bien souvent, la solution pour « raccrocher » ces élèves au profil différent est l’individualisation de l’enseignement

Pour les élèves qui ont « décroché », que ce soit complètement, ou partiellement, une formule dans la tradition du préceptorat, mais adaptée au monde d’aujourd’hui (et à des élèves qui n’ont pas forcément vocation à devenir ni Empereur, ni Roi) est une solution efficace.  

Tous ont des raisons différentes pour avoir « décroché » : phobie scolaire, problèmes en « dys » non détectés, traumatisme survenu en milieu scolaire, fragilité psychologique ou physique, différences cognitives non valorisées dans le système classique …  Quelles que soient ces raisons, la solution passe toujours par l’individualisation, articulée au réapprentissage de la vie en société. 

Le « ratio » entre précepteurs et « décrocheurs » est de 1 à 4 à 1 à 6, rarement 7 selon les moments de la journée. Quand on « partage » un précepteur avec seulement quelques autres élèves, au sein d’un méta groupe d’une trentaine de personnes, on se sent à la fois intégré socialement, et pris en considération dans toute sa spécificité.

Préceptorat + temps collectifs = réconciliation avec l’apprentissage et le vivre-ensemble. 

Difficile d’imaginer un élève passant toute sa journée seul devant une feuille, avec un précepteur présent auprès lui au mieux un quart du temps. Non, il faut penser le travail individuel en mode « préceptorat » en articulation avec des temps de vie collective. 

Certains apprentissages, comme la préparation de l’oral du bac de français, ou la pratique des langues vivantes, se font de toutes façons généralement mieux en petits groupes que seul devant une feuille de travail, même pour les élèves aux profils les plus différents. 

Les temps de sport et d’art se doivent eux aussi bien entendus d’être collectifs, mais peuvent être organisés en petits groupes. 

Au CPP, la journée commence par une revue de presse. Tous se réunissent dans une grande salle et tous ont quelque chose à apporter : foot, fait divers, art, innovation … chacun sa rubrique ! Chacun contribue à ce temps collectif. Puis effectivement dans la journée, ils ont des temps de travail individuel, sur des supports ayant été préparés spécialement pour eux, et qu’ils suivent avec l’aide d’un précepteur.

Les temps d'éducation physique se font dans un gymnase proche de l'école

Au CPP, nos précepteurs sont à la fois généralistes et spécialistes. 

Les précepteurs du CPP sont à la fois généralistes et spécialisés. C’est à dire qu’ils pourront aider les élèves de collège dans la plupart des matières et, au lycée, l’un sera spécialiste en littérature, l’autre en physique, un troisième en économie, ou en droit…

Les temps de travail sont organisés de sorte que les élèves puissent toujours avoir l’aide du précepteur spécialisé dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin. Les précepteurs sont avec eux dans les salles, et vont de l’un à l’autre, selon les besoins de chacun, dans un esprit d’équité. 

La technologie et le digital à l’appui des précepteurs et « décrocheurs »

Pour l’instant, les supports de travail sont préparés par une personne extérieure au CPP, diplômée en sciences cognitives appliquées à l’éducation, ou par les précepteurs eux-mêmes. Ils sont stockés en ligne, imprimés, et distribués aux élèves. Sur ces supports, pas de grands blocs de texte à l’écriture serrée : une mise en page aérée, avec beaucoup d’illustrations, et surtout, énormément d’exercices et d’espaces dédiés à la reformulation, la synthétisation et aussi l’expression de chacun. Les supports s’adressent directement aux élèves. On leur demande « Que penses-tu de cela ? Y-a-t-il quelque chose que tu ne comprends pas ? Peux-tu reformuler ce paragraphe avec tes propres mots ? » Ces supports déchargent les précepteurs, et leur permettent d’optimiser la qualité de leur présence auprès des apprenants.

On peut imaginer que dans un futur proche, ces supports soient proposés aux élèves sous forme numérique, et que les potentialités de l’intelligence artificielle soient mises au service des apprentissages en permettant aux élèves de recevoir des feedbacks immédiats, des informations sur leur progression, et de pouvoir aisément naviguer d’un cours à l’autre l’aide si besoin. Le rôle des précepteurs, dans cette perspective, serait tout aussi déterminant qu’il l’est aujourd’hui, puisqu’ils seraient toujours là pour répondre aux questions, guider, expliquer, être dans l’empathie et la bienveillance, créer le lien social et affectif dont ces élèves ont besoin, les inspirer … choses dont n’est capable l’I.A que dans les – mauvais – films de science-fiction.

Le Cours du Pont de Pierre, pour réconcilier les élèves avec l’envie d’apprendre

 

Le Cours du Pont de Pierre, école privée hors-contrat (primaire, collège et lycée), est né d’un constat : certains élèves ne se sentent pas bien dans une classe de 30 élèves, quelle qu’en soit la raison, et recherchent une autre approche pour leurs apprentissages.

Cette école a été créée pour leur offrir un lieu d’apprentissage dans lequel le rapport qui lie l’élève et l’enseignant est revu, en diminuant le nombre d’élèves et en individualisant chaque enseignement.

Ce que l’on dit du Cours du Pont de Pierre …

« Nous tenions tous les trois à vous exprimer nos très sincères remerciements pour votre accompagnement constant, bienveillant, exigeant mais respectueux du rythme de M. (…) C’est chez vous que M. a pu se reconstruire pas à pas, reprendre confiance, respecter sa personnalité, trouver de nouveaux repères et envisager enfin l’avenir autrement.

C’est auprès de vous tous que nous, parents, avons trouvé confiance et apaisement par votre écoute, votre patience, votre ouverture à chercher sans cesse de nouvelles approches pédagogiques pour aider M. à apprendre jusqu’à trouver celle qui lui convenait, la souplesse, le dialogue, la disponibilité et l’optimisme ! 

Merci d’avoir créé cette école unique en son genre et qui répond à de vrais besoins chez ces jeunes plein de potentiel pour qui le système scolaire classique ne convient pas, c’est une cause tellement louable et importante mais aussi certainement épuisante, difficile à tout point de vue, merci de la mener avec tant de détermination ! Merci pour votre « souple fermeté » avec vos élèves, et le soin que vous mettez à garantir une cohésion et une bonne entente entre eux, celui aussi que vous cultivez à nourrir ces jeunes tant scolairement, mentalement, culturellement que physiquement. Merci pour ce cadre de travail, ces locaux, cette ambiance, qui est selon M. « parfaite », et bravo pour vos talents de sélectionneur : votre équipe pédagogique est très complémentaire, on vous sent tous « reliés » par les mêmes valeurs, c’est une équipe qui aime son travail, ses élèves, son école, chapeau ! (…) 

Maman de M. élève en Terminale S après deux années au CPP

« Voilà, je voulais tout simplement vous remercier pour cette année (…) Je me souviens du premier rendez-vous il y a maintenant 9 mois où on se lançait dans le plus gros défi de ma vie, reprendre les cours (…) ça n’a pas été facile tous les jours, ça a même parfois été vraiment très difficile, mais à chaque fois que je perdais espoir, vous étiez là pour me soutenir.

J’ai eu beaucoup de doutes, mais vous m’avez redonné confiance, vous m’avez fait grandir et avancer (…) »

Une élève de lycée

« P. a retrouvé sa joie de vivre : il rit, blague, jongle, il est bien dans ses baskets grâce à vous et à votre école si attentive à chacun. C’est un vrai plaisir et un grand soulagement que de le voir s’épanouir en toute confiance, soutenu par ses professeurs. »

Grand-Mère d’un élève de troisième